Encore aujourd’hui, Ryanair annonce sur son site web 1 000 000 de billets à 5€ TTC sur tout son réseau et, cerise sur le gâteau, “taxes et charges incluses“. Pourtant, entre le moment où vous voyez cette pub et le moment où vous vous apprêterez à saisir vos coordonnées bancaires, l’addition aura augmenté!
Voici donc 10 choses simples à savoir lorsque l’on s’apprête à réserver un billet d’avion sur une compagnie low-cost…

1) Le prix affiché n’est jamais le prix final - En effet, viendront s’ajouter des frais de paiement par carte bleue (qui varient selon que ce soit une MasterCard, Visa, Amex,…), les taxes d’aéroport, taxes du sûreté, etc…
2) Surveiller les formulaires! - Durant le processus d’achat en ligne, de nombreuses petites cases sont déjà pré-cochées. Celles-ci concernent généralement la souscription à une assurance, l’embarquement prioritaire, l’ajout de bagages en soute,… il faut donc bien lire chaque ligne du formulaire et décocher ce dont on n’a pas besoin avant de passer à l’étape suivante.
3) Voyager léger - A l’inverse des compagnies “majors” (Air France, Lufthansa,…) qui offrent une franchise poids de bagage en soute (de 20 à 40kg), sur les low-costs, le bagage en soute se paye! Tout comme l’excèdent de dimension ou de poids, et là, la facture peut être très salée (15€ le kg supplémentaire chez Ryanair!). Aussi, il revient moins cher de payer son bagage en soute lors de la réservation qu’en aéroport.
4) Imprimer, c’est économiser - Imprimer soi même sa carte d’embarquement avant le vol est gratuit, pratique et fait gagner du temps. Ne pas le faire peut entraîner la facturation du service une fois à l’aéroport (40€ par carte pour Ryanair, donc 80€ A/R!).
5) Ne pas changer d’avis comme de chemise - Tout changement sur la réservation se paye très cher avec les low-costs. Ainsi, par exemple, easyJet facture 30€ le changement de vol en plus de la différence de prix et Ryanair 100€ le changement du nom du passager). Aussi, généralement, hors cas de force majeur, les billets ne sont pas remboursables.
6) Premier arrivé, premier servi - Pour accélérer le temps d’embarquement et pousser les gens à être à l’heure, les low-costs ont adopté le “free sitting“, c’est à dire que les passagers choisissent leur siège. On peut toutefois réserver une place particulière moyennant un supplément, de 3.75€ à 11.25€ chez easyJet.
7) Payer pour juste être transporté - Si sur les compagnies traditionnelles, une collation est au moins comprise dans le prix du billet, chez les low-costs, niet, tout se paye! Café, eau, snacks (et peut être même bientôt les toilettes payantes sur Ryanair!) sont proposés en vol et ce n’est généralement pas donné…
8 ) Avant et après le vol - Si des aéroports comme Paris-CDG, Londres Heathrow, Munich,… sont très biens desservis par les transports en commun et proches des villes, les aéroports utilisés par les low-costs sont pour la plupart très excentrés. Il faut donc avoir recours à une navette pour s’y rendre. Au prix du billet d’avion il convient donc d’ajouter ce coût qui avoisine les 25€ par exemple pour relier l’aéroport d’Oslo Rygge au centre ville d’Oslo.
9) Se tenir au courant - Quand Ryanair annonce 1 000 000 de places à 5€, évidemment celles-ci sont à dispatcher sur tous (ou presque) les vols, durant tous les jours que dure l’offre. Finalement, sur chaque vol, il ne doit y avoir que moins de 10 places à ce prix (et encore!). Le savoir en avance, en s’abonnant à la newsletter par exemple, permet d’augmenter ses chances de trouver des billets à bon prix.
10) Flexibilité - Michael O’Leary, emblématique patron de Ryanair, l’a dit: les vols sont beaucoup plus chers les vendredi, samedi, dimanche, lundi! Autant que possible, il vaut mieux voler le reste de la semaine, quitte à payer parfois une nuit d’hôtel supplémentaire…
Les compagnies low-costs on l’a vu ne sont pas toujours les moins chères et les plus pratiques. Le tout est de faire un choix (compagnie traditionnelle vs. low-costs) en connaissance de cause. Il n’y a pas de secret, ces compagnies ne peuvent pas vivre en vendant des billets à 5€ et tout est bon pour elles dès qu’il s’agit de gagner de l’argent.
Les règles du jeu sont affichées sur les sites de ces compagnies (ça s’appelle “Conditions générales de vente”, le truc que personne ne lit!). Un peu de temps pour les lire et un peu d’esprit critique devraient éviter des factures salées à l’arrivée…